Marquée par la glace et le froid, la 60e édition de la Berlinale se clôt sur un bilan mitigé : une compétition peu équilibrée où quelques navets côtoyaient des films de bonne tenue, une programmation faisant la part belle au cinéma du monde, un palmarès sans surprise. What else????
lundi 22 février 2010
samedi 20 février 2010
Les ours de bois
Parfois on se demande ce qui leur prend, aux "selectionneurs" des sections Panorama et Forum.
Je veux parler de trois films qui ne méritent même pas le statut parfois élogieux de navets. Des trucs qu'on materait à la télé sans faire exprès, à la mi-temps d'un match ou "en attendant les nouvelles sur la première", comme diraient nos vieux chez nous. Des films qui feraient des bides en maison de retraite : The Oath, Sunny Land et Open.
vendredi 19 février 2010
Géraaaaaarrrrrrd!
Shahada - Jud Süß : une sale journée allemande
C'est dit, le cinéma allemand bat de l'aile. Der Raüber m'avait laissée de glace, Jud Süß m'a carrément atterrée. Mettre Shahada dans le même panier c'est pas mérité mais bon, son réalisateur Burhan Qurbani est allemand, et le film m'a déçue au réveil (j'avais lu des critiques très élogieuses).
jeudi 18 février 2010
Nostalgie(s) new yorkaises
La section Panorama a offert un panel de documentaires hantés par un New York perdu, où l’ombre de Warhol s’invite comme un fantôme têtu. “New York memories” du réalisateur berlinois Rosa Von Prauheim se construit sur le jeu d’un avant-après. Sur les traces des protagonistes de son documentaire “Überleben in New York” tourné 20 ans auparavant, le réalisateur en profite surtout pour faire le point avec cette ville chérie où il dit avoir vécu ses meilleurs moments. Envolés les lieux de perdition gay, et l’effervescente scène underground. Le New York de 2009 s’est policé, embourgeoisé, aux lofts d’artistes ont succédé des banques.
Quand la compétition respire
A ma droite un vieil homme ronfle après 10 minutes, à ma gauche deux journalistes s'échappent après trois quarts d'heure. Et ce sont loin d'être les seuls. Moi je reste, jusqu'au bout pour ce film russe qui arrive à mi-course de la Berlinale et me touche particulièrement. "How I ended this sommer" - mais je préfère le titre russe "Kak ya provel etim letom" - du réalisateur Alexei Popogrebsky est certainement le plus fort des films depuis le début de cette Berlinale.
mercredi 17 février 2010
Metropolis coûte que coûte
Les Berlinois ont bravé le froid Porte de Brandebourg pour redécouvrir Metropolis, dans sa version enfin ‘presque’ intégrale. Un moment fort de la 60e Berlinale, 83 ans après la première du chef d’œuvre de Fritz Lang.
Mais où sont les Français?
Hein??? Où?? J'ai peut-être pas été très assidue mais depuis jeudi soir, je n'ai pas encore vu un seul film français à la Berlinale! Ah si, un, c'était hier soir tard et ça s'appelait "A bout de souffle".
mardi 16 février 2010
Kosmos - Le cinéma de sensations de Reha Erdem
Le cinéma de Reha Erdem ne ressemble à rien d’autre. Un monde de sensation, de folie, de surnaturel planté les deux pieds dans le réél, du poétique frénétique, violent et doux à la fois. L’an dernier Hayat Var, portrait d’une petite fille solitaire à l’âge de devenir femme sur les bords du Bosphore m’avaient enveloppée. Kosmos cette année m’a bousculée. Il faut découvrir ce cinéaste là, qui s’accroche aux parcours d’êtres d’exception en convoquant la poésie et la folie pour échapper à la laideur.
Der Raüber - Sauve qui peut
Nous voilà à mi-compétition, et contrairement aux journaux allemands de ce matin, je ne dirais pas que Der Raüber, premier film allemand entré en compétition hier, ait fait basculé la course à l'ours d'or. Peut-être n'avons-nous pas vu le même film, peut-être me manque t-il encore quelques gènes d'alémanité pour m'ébahir devant ce film terne, sec, stérile, sauvé du désastre par l'interprétation magnifique de son acteur principal, Andreas Lust.
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