Ne pas désespérer au beau milieu de la compétition. Se dire qu'il y en aura bien un qui nous mettra d'accord. Ce ne sera pas Miranda July. "The Future" était projeté ce midi entre le film iranien Nader and Simiti - A separation, et celui de Bela Tarr que je n'ai pas pu voir. Die Welt a titré sur son site qu'ils avaient trouvé l'Ours d'or avec le film iranien. Je le vois normalement demain soir, mais j'avoue que je suis méfiante. Mais revenons à Miranda, son futur chat adopté et son couple égaré.
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mardi 15 février 2011
lundi 14 février 2011
Journée russe : Khodorkhovsky et Tchernobyl
Ca y est je l'ai vu, ce film qui défraie la chronique berlinoise depuis 15 jours, qui a besoin d'une deuxième projection presse, qui provoque l'hystérie dans les couloirs et la ruée vers les interviews : Khodorkhovsky de Cyril Tuschi.
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dimanche 13 février 2011
Journée 3D "Faut encore ce mettre ce truc sur le nez"
Ce matin c'était la journée 3D de la Berlinale. Grande première dans l'histoire du festival. En rentrant dans le Berlinale Palast tout le monde recevait ses lunettes, un modèle un peu différent de celles que j'ai eues la semaine dernière au Cinestar pour le dernier Gondry. Même le trailer agaçant a été revu pour la 3D, les paillettes de l'ours semblent nous tomber dessus. A la deuxième projection mes voisins plus âgés se montrent moins enthousiastes "ça y est faut se remettre ça sur le nez, tout à l'heure elles m'ont littéralement scié les oreilles". J'approuve. J'ai moi-même passé mon temps à les enlever pendant le très ennuyeux dessin animé de Michel Ocelot, Les contes de la nuit.
samedi 12 février 2011
Schlafkrankheit
Ah les premières huées. Et pour un film allemand en plus. Les journalistes n'ont pas été tendres ce matin même si en écho on a entendu un retentissant 'Bravo!". Je n'ai pas été jusque là mais effectivement on se demande ce que fait ce film dans une compétition aussi restreinte. L'affiche était pourtant belle : une forêt sombre et touffue mangeant une vieille bâtisse d'où ressort une sale tache claire la chemise jaune d'un homme noir.
vendredi 11 février 2011
El Premio à hauteur d'enfant
Des tâches de rousseur, des yeux roux noisette, une chevelure rebelle, et tout autour du vent, du sable et des vagues. Cecilia 7 ans, tente de tenir debout malgré les éléments déchaînés tout aussi hostiles qu’une Argentine en pleine dictature. El Premio nous ramène en 1976. Paula Markowitch qui réalise là son premier long-métrage filme l’enfance, la sienne, retrouve les sensations et sentiments qu’elle a éprouvés à 7 ans, lorsqu’elle et sa mère fuient Buenos Aires et ses arrestations, pour se réfugier dans un petit village de bord de mer. Le film respecte parfaitement cette subjectivité et ce point de vue enfantin sur une situation dont elle sent le danger mais ne comprend pas tout l’enjeu. Un moment de grâce sans aucun pathos.
jeudi 10 février 2011
Retard à l'allumage
Pendant que les invités applaudissent la famille Cohen au Berlinale Palast, j'entame mollement cette Berlinale 2011, soit la quatrième saison de Berlinale Off. Le blog a du rapatrier ses posts en urgence, lâché par Courrier International où on ne blogue plus sans carton d'invitation de la rédaction. Résultat, un des posts impossibles à rapatrier, un référencement proche du néant, et les commentaires et photos égarés au passage. Autre changement de taille, je bloguerai cette année en solo, mon partner ayant préféré allé passer un mois en Italie voir si le ciel était plus clément. C'est vrai qu'il n'était déjà pas très présent l'an dernier non plus...
lundi 22 février 2010
Le miel et Polanski
Marquée par la glace et le froid, la 60e édition de la Berlinale se clôt sur un bilan mitigé : une compétition peu équilibrée où quelques navets côtoyaient des films de bonne tenue, une programmation faisant la part belle au cinéma du monde, un palmarès sans surprise. What else????
vendredi 19 février 2010
Géraaaaaarrrrrrd!
Shahada - Jud Süß : une sale journée allemande
C'est dit, le cinéma allemand bat de l'aile. Der Raüber m'avait laissée de glace, Jud Süß m'a carrément atterrée. Mettre Shahada dans le même panier c'est pas mérité mais bon, son réalisateur Burhan Qurbani est allemand, et le film m'a déçue au réveil (j'avais lu des critiques très élogieuses).
jeudi 18 février 2010
Quand la compétition respire
A ma droite un vieil homme ronfle après 10 minutes, à ma gauche deux journalistes s'échappent après trois quarts d'heure. Et ce sont loin d'être les seuls. Moi je reste, jusqu'au bout pour ce film russe qui arrive à mi-course de la Berlinale et me touche particulièrement. "How I ended this sommer" - mais je préfère le titre russe "Kak ya provel etim letom" - du réalisateur Alexei Popogrebsky est certainement le plus fort des films depuis le début de cette Berlinale.
mardi 16 février 2010
Der Raüber - Sauve qui peut
Nous voilà à mi-compétition, et contrairement aux journaux allemands de ce matin, je ne dirais pas que Der Raüber, premier film allemand entré en compétition hier, ait fait basculé la course à l'ours d'or. Peut-être n'avons-nous pas vu le même film, peut-être me manque t-il encore quelques gènes d'alémanité pour m'ébahir devant ce film terne, sec, stérile, sauvé du désastre par l'interprétation magnifique de son acteur principal, Andreas Lust.
Scorsese vs Polanski ou l'art du thriller insulaire
Le Polanski remonte à vendredi, le Scorsese à samedi, depuis une bonne dizaine de films sont venus s'ajouter sur la pile, mais Ghost Writer comme Thriller Island ne sont pas de ceux qui s'oublient, trop imposants, trop mastoques. Impossible de ne pas faire de parallèle entre les deux films, avant tout parce qu'il s'agit des deux cinéastes les plus renommés de la sélection 2010 (enfin Scorsese est hors compétition). Surtout parce qu'ils jouent dans la même cour : celle du thriller adapté d'auteurs à succès (Dennis Lehanne pour Shutter Island, Robert Harris pour Ghostwriter), avec deux îles américaines comme décor. Shutter Island de Scorsese triture les méninges d'un flic (Leonardo di Caprio) pris dans une affaire de disparition dans un hôpital psychiatrique forteresse pendant que the Ghost Writer emmène un écrivain de l'ombre inconnu et naïf dans les affaires politiques d'un ancien premier ministre britannique cloîtré sur son île américaine - toute ressemblance avec Tony Blair n'étant absolument pas fortuite.
dimanche 14 février 2010
Howl - Word is Out : Rob Epstein meilleur en documentariste
C’est toujours particulier la première projection de la compétition. Vendredi matin Howl ouvrait le bal sur une note de jazz et des mots de la beat generation. Un générique stylisé, jazz à gogo, vignettes noir et blanc et couleurs, bordées de noir. Howl situe d’emblée une époque, un endroit, une certaine idée de l’Amérique des 60s.
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lundi 16 février 2009
Ce qui restera de la 59e Berlinale...
Le tapis rouge a été roulé, la neige fine et drue a chassé les dernières stars de la Potsdamer Platz. C'est finalement une toute jeune cinéaste péruvienne, Claudia Llosa qui a emporté l'Ours d'Or avec "La testa Asustada" après une compétition plutôt maussade. Retour sur 10 jours de cinéma intensif où les meilleurs surprises ont eu lieu loin du tapis rouge.
jeudi 12 février 2009
London River
Je me suis souviens d'avoir été voir Indigènes un peu à reculons, en ayant peur d'un ton bien-pensant et moralisateur. J'avais été conquise, surprise. Avec London River, le petit dernier de Rachid Bouchareb, il s'est passé l'inverse. Grosse déception mardi matin lors de la projection. Visiblement a contrario de la critique, qui place London River en tête de la compétition de la Berlinale à mi-parcours.
Gigante
Une bonne surprise venue d'Argentine, un film minimal aux allures légères et anecdotiques qui l'air de rien donne un grand coup de pied à la société de consommation. Le géant c'est Jara (étonnant Horacio Camandule), chargé de la sécurité d'un supermarché, il vit presque invisible derrière les écrans qu'il surveille.
mercredi 11 février 2009
Mammoth
Je vais tenter un sauvetage de Mammoth, qui a été apparemment sifflé après la projection de presse, et se trouve bon dernier au classement de la presse allemande. Je n'ai toutefois pas élucidé si ce qui a dérangé ces critiques était le propos du film, ou sa forme. L'an dernier, les mêmes avaient vilipendé Tropa de Elite, qui est reparti avec un animal doré dans les pattes.
lundi 9 février 2009
Darbareye Elly
Seulement deux films iraniens cette année, un dans la section "forum", et Darbareye Elly -About Elly- en compétition. C'est un peu dommage puisque l'année passée "The song of sparrow" avait eu un très bon accueil, et avait valu un ours d'argent à son acteur principal, et qu'à cette occasion beaucoup espéraient une présence renforcée des très productifs iraniens.
Rage ô désespoir
C'était bien la peine d'ouvrir une troisième salle pour accueillir la foule de journalistes. C'était bien la peine de se bousculer. Vingt minutes après le début de Rage, le film de Sally Potter, cet après-midi, les premiers quittaient la salle. Moi je suis plutôt du genre à rester jusqu'à la fin. On ne sait jamais. Peut-être que tout avait un sens qui sera délivré dans les dix dernières minutes? Au bout de trois quarts d'heure c'est la moitié de la salle qui a fui.
In the Electric Mist - Tavernier dans le bayou
Des eaux saumâtres du bayou émergent des cadavres de jeunes gilles dépecées et un squelette encore enchainé. Des fantômes aussi. Tour à tour ils vont croiser le chemin de Dave Robicheaux, le sheriff du coin, raviver sa mémoire, troubler sa vision manichéenne du monde. "In the Electric Mist" dégage un sentiment de désolation et de noirceur, adouci parfois par des blues électriques et des airs cajuns.
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