Conformément à ses vœux que les dinosaures du cinéma soient écartés des compétitions officielles des festivals, le dernier né chabrolesque est présenté à Berlin dans la catégorie "spécial", hors course. Pour le beauté du geste d'être encore là, 50 ans après l'ours d'Or et Les Cousins. Ils ont fait pareil avec Angelopoulos, Costa Gavras, et le patriarche de Oliveira. Il se pourrait bien qu'ils aient quand même encore tous quelque chose à nous apprendre. Je ne saurais dire si Bellamy est un bon crû Chabrol, un bon film. C'est DU Chabrol, et cela suffit à me réjouir. Une histoire policière, familiale, romantique et banale. Une dose subtile aussi noire qu'aimable.
Affichage des articles dont le libellé est hommage. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est hommage. Afficher tous les articles
lundi 9 février 2009
dimanche 8 février 2009
La classe selon Chabrol
Salle de conférence de presse, 20h30. Chabrol est seul sur le podium, face à une maigre poignée de journalistes. Il vient de jouer les clowns octogénaires devant les photographes, et ça a l'air de l'enchanter. Ce matin encore la salle était pleine à craquer pour Sturm, hier c'était la folie Kate Winslet venue présenter The Reader, on pouvait à peine rentrer. Il a pas l'air de s'en offusquer le réalisateur venu chercher son prix hommage, 50 ans après avoir gagné ici à Berlin avec "Les cousins". Pas de belle actrice sexy pour l'encadrer, pas d'acteur ténébreux, pas d'appât. Seulement ce petit bonhomme en imper, comme sorti de ses propres films, un peu voûté mais avec des yeux ronds comme des billes qu'il écarquille avec délice.
Inscription à :
Articles (Atom)